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WANAKA to QUEENSTOWN, Te Anau et les Milford Sounds.

Clac, voiture chargee bourree, les tapis de sol sont couverts de terre et de vieilles miettes mais Shoshanna la nissan sentra assure toujours. Dire que j'aime cette voiture est un euphemisme, il m'arrive parfois de faire des bisoux au volant.
Je fais route plein sud pour Queenstown en compagnie de Elin qui vient d'arriver de Suede il y a quelques jours et qui veut aussi aller vers le sud avant de commencer un job a Cardrona la station de ski de Wanaka dans quelques jours. Apres avoir appris mes premiers rudiments d'allemand en compagnie d'Angela il y a quelques semaines, je vais pouvoir apprendre cette etrange langue tout en flululus et drole d'accents ronds qu'est le suedois!
Le chemin jusqu'a Queenstown n'est pas tres long mais en ces premiers jours d'hiver, la fraiche est tombee sur les cols et il faut rouler tranquille sur ces routes sinueuses si on ne veut pas se faire le lac des cygnes dans un ravin au premier virage. Nous suivons la route 6 qui commence a me devenir familliere depuis mon arrivee sur l'ile sud. Elle s'enfonce au fond de gorge road, une vallee rocheuse qui suit le parcours d'un torrent de montagne. On croise les vestiges de campements de chercheurs d'or, et les fameux ponts d'ou sautent les touristes en bungy jumping,ainsi que les torrents ou foncent les hors-bords et descendent les rafteurs extremes, Queenstown ayant le titre honorable de "capital adventure of the world".
J'apprehende depuis quelques temps mon passage a Queenstown, elle est consideree comme un incontournable de l'ile sud mais elle devient surtout le temps de la saison hivernale le temple des backpackers et fetards restes en Nouvelle-Zelande. Hupee, blindee de jeunes minets et minettes et de bars a cocktails...moi qui suit plutot tranche de pain et petits ruisseaux,je m'attend au pire.
Pourtant la ville que je decouvre en arrivant me plait instantanement, beaucoup de caractere et un panorama qui ne peut pas laisser indifferent sur l'immense lac Wakatipu et les Remarkables mountains qui portent decidement bien leur nom.
On pose nos bardas dans le premier backpack qui s'avere etre bourre de francais, peut present sur l'ile nord, ces derniers semblent etre irresistiblement attires par les reliefs et l'opportunite de faire du ski a quelques milliers de KM de chez eux. Elin et moi nous reveillons le lendemain a 6heures pour profiter du lever du jour du haut d'une colline qui domine la ville. Pas de bol il pleut mais je me console en regardant le match france-uruguay bien au chaud dans le salon entoure de mes compatriotes qui se sont tous tapes une nuit blanche pour l'occasion. Quelques fish and chips, randos et photos de canards plus tard, nous continuons vers TE ANAU plus au sud pour aller decouvrir les fameux MILFORD SOUNDS. La route continue, Elin prend le volant et je photographie les moutons, les biches et les KEAS, perroquets mangeurs de chaussures de rando et voleurs de chaussettes que l'on ne trouve que dans le coin en haut des montagnes.

La decouverte des Milford sounds dans le parc national de Fjordland est un grand moment de claquage de retine et de machoire ouverte. Nous traversons le Hommer (doh!) Tunnel pour ressortir au milieu des montagnes face a la mer dans cette region connue pour etre une des plus humides au monde (a mean annual rainfall of 6,813 mm on 182 days a year). On embarque sur un des nombreux bateaux affretes pour faire un tour de 2 heures au fil de l'eau le long des falaises d'ou chutent des cascades d'une centaine de metres de haut, et des vues a couper le souffle sur l'imposant Mitre Peak qui atteint les 1700 metres, pas mal quand on part du niveau de la mer...Ajoutez a cela un ciel bleu,quelques phoques et des dauphins gros comme une barque qui suivent l 'etrave pendant quelques minutes et vous obtenez une de ces journees qui se gravent dans la tete comme le sabot du cheval sur le front du marechal-ferrant. Mieux vaut s'en remettre aux photos pour mieux comprendre le feeling de cette journee merveilleuse.


Queenstown, outre des paysages qui poutrent, le fameux snack ferg-burger propose des hamburgers legendaires dans toute l'ile sud (teste et authentifie par mes soins).

Le lac de Queenstown est suffisament grand pour que les amateurs de voile viennent y naviguer.

Encore ce sentiment d'etre devant un decor de theatre...

Des canards rendus fous par mon fish and chips.

De quoi faire une bonne soupe pour belle maman.

Meet "Jumpin'" Elin.

En quittant Queenstown. Ca sent vraiment la fin du monde ce coin.

Ce qui confirme ma pensee: tous les moutons se trouvent sur l'ile sud.

Le plus baleze c'est que je conduit avec un sandouich au fromage et ca m'empeche pas de sortir de sacrees photos en meme temps.

Oui oui c'est beau, on connait la rengaine...

Miam miam.

Arrivee a TE ANAU.

Encore une grosse journee a Te Anau.

Contrairement a leurs cousins tropicaux qui vivent dans la jungle et mangent des fruits, les Kakas vivent dans les montagnes et mangent les chaussures des randonneurs.

A l'approche des milford sounds. On sent que quelque chose de gros se prepare.

Effectivement...

Le yacht en bas de l'image donne une idee de l'echelle des lieux.

Il parait que les chutes sont impressionantes quand il vient de pleuvoir. En meme temps ca me derange pas une journee ensoleillee...

Je sais en quoi je veux etre reincarne.

Ah si seulement j'avais un bon harpon bien affute...

Sur la route encore.

Un peu d'auto promotion ne fait jamais de mal.

HAAST to WANAKA


Impression de vitesse au volant de la Nissan Sentra, on roule vers Wanaka. J'essaye serieusement de regarder la route mais c'est pas facile, ce passage par les vallees du parc national mt Aspiring et le long du lac Hawea sont en train d'exploser tout ce que j'avais pu considerer en matiere de beau paysage depuis le debut de ce voyage. Je stoppe toutes les 3 minutes sur le bord de la route pour sortir un cliche perche sur le capot de la voiture. Pas besoin de cadrer, la bonne fee des photos est toujours dans les parages ici.
On celebre notre arrivee a Wanaka en s'offrant un incroyable burger frais dans un snack en haut de la ville qui descend des collines le long du lac qui lui donne son nom (c'est clair?) Ici beaucoup de jeunes en bonnets et vestes de snow, les backpackers cherchent du boulot pour la saison d'hiver, ce qui n'est vraiment pas gagne a en croire des amis francais que l'on retrouve au coin d'un bar un soir.
Il y a des choses qui ne trompent pas: si je me met a cuisiner c'est que je n'ai pas envie de repartir tout de suite, hier journee cooking au backpack a l'abri de la pluie, je fait en quelques heures une douzaine de crepes, mon premier pain et des cookies (brules).
La saison de ski vient de commencer ici et on peut deja voir des jeunes cools qui arpentent les rues en combi burton et planche de snow a la main. Il semble que meme ici aux antipodes, le ski reste un sport de nantis, le prix des forfaits restant sensiblement le meme qu'en France (atrocement cher). Je reste perplexe devant tous ces backpackers qui viennent se faire la saison de ski; comment tater de la poudreuse quand il est deja difficile de se payer des nouilles chaque jour? En bossant comme un ouf dans un bar pardis! Bonne chance pour decrocher un contrat dans cette ruee vers l'or des temps modernes...
Jeremy et moi decidons de claquer quelques dizaines de dollars de plus dans la location de VTT de descente, on grimpe tout en sueur malgres le froid sur les collines avoisinantes qui offrent un panorama superbe sur le lac de Wanaka et la chaine de montagne des southern Alps. Puis nous nous engouffrons dans la foret ou se cachent des dizaines de pistes de descente plus casse-gueule les unes que les autres, malgres nos casques, on evite les saut de tronc d'arbre et on se contente des petits talus pour essayer sans trop de conviction de nous arracher quelques centiemes de secondes a la gravite terrestre. Mais meme la on arrive a se casser la gueule. Une bien belle journee.
Evenement le jour suivant: Jeremy part tenter sa chance a Christchurch pour decrocher un job, quant-a moi, je decide de continuer a descendre, irresistiblement attire vers le sud comme une boussole detraquee. Apres 4 mois passes dans la plus grande proximite 24h par jour, a manger, peter, et dormir dans les memes dortoirs nous voila pour la premiere fois chacun a tailler sa route solo pour quelques temps. C'est un peu comme si on brisait la communautee de l'anneau, mais aussi vrai que la cocaine trouve toujours le chemin de la narine, bientot de retrouvailles nous serons. Amen.


Ce territoire est interdit aux hommes, Thorgal.

Pour celles et ceux qui se demandaient a quoi ressemble la voiture du dessus.

Claquage de retine.

Pareil.

Encore pareil.

Wanaka il y a bien longtemps

Derriere le lac, les stations de ski.

Attendez moi les gars!

Franz Joseph to HAAST


Contre toute attente, on croise beaucoup plus souvent des vaches que des moutons pour le moment. En route vers Haast! Avec un nom pareil on pense plus volontiers a une station de ski allemande mais non, il s'agit bien de notre derniere etape sur la cote avant de rejoindre l'interieur des terres et Wanaka. Allons bon, on a loupe la sortie ou quoi? Regarde le plan un coup...Hum, pourtant Haast devrait etre ici...Allons demander la ou il y a ces deux maisons. Ah tiens, ces deux maison c'EST Haast??!. Note pour plus tard: ne pas vivre a Haast.
Mais pour une nuit de repos ce sera parfait. On se trouve un camping avec petits bungalows aussi vide qu'un jeu de role sur Atari...Rien ni personne, juste une grande tele dans les communs avec plein de bons dessins animes. Alors que l'on commencait a se sentir maitres du camping, un premier groupe de touristes americains en caravanes vient squatter NOTRE cuisine et se poser sur NOS canapes devant NOTRE tele, puis plus tard c'est un groupe de chasseurs buveurs de canettes et des kids treillis a nuque longue qui envahissent NOTRE salon. Finalement Haast le soir ca vie.

Un memorial de routards improvise sur le bord de la route.

Chacun construit une petite sculpture ou ecrit sur un cailloux.

Notre pierre ajoutee a l'edifice.

Un grand classique de la Nouvelle-Zelande: les routes sont tout le temps en travaux.

On etait cense voir des pingouins vers Bruce Bay mais ils nous ont poses un lapin.

Les sandflies: le plus grand fleau de la Nouvelle-Zelande.

Colonie de phoques ou simples cailloux???

La nouvelle tente de chez Quechua se monte en 0 secondes.

Faut arreter la fumette petit oiseau. (bell-bird)

Le radiateur: le meilleur ami de l'homme.

COPLAND TRACK la randonnee qui se fait a la brasse.

Temoignages d'une journee randonnee sur Copland Track dans la vallee du meme nom. 31Km de bonheur les pieds trempes en une journee. 2 jours de retour en passant par les hot pools naturelles du coin, festin de pates seches, de barres de cereales et de bananes ecrasees au fond du sac et les eternels fantasmes sur un Burger King pendant la marche.



Copland Track: peu de denivele mais des cailloux geles et de veritables rivieres a traverser.

Seul Jesus pourrait faire la rando sans se mouiller les pieds.

C'est forcement un piege.

Vue au microscope d'entre mes orteils.

Et la, a moins d'avoir vecu sur une autre planete pendant les 20 dernieres annees, vous vous dites: INDIANA JONES.

Il n'a pas froid aux yeux ce belge.

Quel Panoramix!

Welcome flat hut, il y a une liste d'attente d' un an pour pouvoir bosser ici comme gardien.

On etait les deux seuls cakes a dormir a Douglas Hut.

Comme ca ca a l'air sympa, faut juste imaginer qu'il fait moins 30.

Malgres le petit poele a bois, ce fut une des nuits les plus froides de notre vie.

Heureux de voir que je peux encore bouger mes articulations au petit matin.

Baignoire avec vue.

Dernier matin, derniere tasse de muesli.

Ok les gars, vous pouvez allumer le spot rouge.

Tang aux fruits rouges

Mister Freeze a la menthe.

La nouvelle-Zelande, c'est comme si un chef op reglait la lumiere pour tes photos en permanence.

GREYMOUTH TO FRANZ JOSEPH


Lucas et l'entre-monde.

Lucas,l'entre monde et Jeremy le taquin.

Il est possible de louer des hot pools privees pour deux a Franz Joseph. J'espere qu'ils pensent a vider le bassin ensuite...

Interdit de monter sur le glacier si on n'a pas paye, on se console en improvisant un pow wow indien devant les barrieres.

Tasmanie... force anis.

Trouvez pas qu'il a maigrit Jeremy depuis le debut de ce voyage?
Trouvez pas qu'il a change Vincent depuis le debut de ce voyage?